La balance est un des mes instruments préférés car elle résume en elle-même une métaphore de la vie : l’équilibre. Ne dit-on pas que la vie n’est que déséquilibre permanent, et que son essence même est la recherche en permanence d’équilibre. Un jour, on cherche l’équilibre entre d’un côté une certaine stabilité, et de l’autre un certain développement personnel : d’un côté une envie de sécurité, de l’autre une envie de changement. Puis un autre jour, on cherche un équilibre entre la substance et le style, entre le fond et la forme, que certains esthètes de l’inutile ne comprennent pas souvent. Dans les SSTIC, il est aussi question d’équilibre, le commercial doit équilibrer son chiffre d’affaires, parfois au détriment du développement de carrière du consultant.
Ce dernier, en mission, devra également trouver un équilibre entre ses capacités intellectuelles, ses compétences interpersonnelles, et son aptitude à travailler en groupe.
Pour atteindre une certaine forme d’épanouissement personnel, il faut savoir acquérir également un savant équilibre entre d’une part nos ambitions professionnels et d’autre part nos vies sociales et privées. Si l’ardeur au travail est déterminante, il ne faut jamais oublier de conserver un équilibre entre charge de travail et vie sociale. Je ne fais pas ici l’éloge des 35h à la semaine.

La Balance

La balance de Roberval représente aussi la structure simplifiée d’une SSTIC : dans un plateau se trouvent les clients, dans l’autre, les consultants, et à charge du commercial de conserver le tout en équilibre, tout en ne perdant pas de vue son objectif initial : faire croire son département, ou autrement dit, faire du chiffre d’affaires. Dès que la balance de Roberval n’est plus en équilibre, c’est-à-dire dès qu’il y a plus de consultants en IC qu’en mission, la SSTIC enregistre des pertes. Le commercial a aussi tout intérêt à garder un équilibre entre les intérêts de la SSTIC et les ambitions du consultant en termes de développement de carrière, qui n’accepteraient pas une mission quelconque chez un quelconque client.
Un inter-contrat mal vécu ou une mission insupportable, peut se transformer en déprime pure et simple pour le consultant : ce n’est plus un mauvais passage dans sa vie professionnelle, c’est toute une vie qui peut paraître pleine d’insécurité et de déséquilibre. Ainsi, l’équilibre ne tient qu’à peu de chose…

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